• Il suffit de tourner la page (hymne à l'amour...)


    J'écume les bars du soir,
    accumule les déboires,
    recherche ton regard,
    sans jamais t'apercevoir.

    Je traîne sur les boulevards,
    j'vais danser dans des endroits,
    où j'aurais jamais mis les pieds,
    sans jamais te rencontrer.

    Alors...
    je me mets à mater,
    des calendriers aux couleurs si chaudes
    Femmes, sur papier glacé.
    Leurs yeux me suivent sans égard,
    sourire malicieux,
    j'pouvais pas rêver mieux.

    Dans la rue ,
    je ne les ai jamais croisées.
    Corps parfaits,
    retapés de la tête aux pieds,
    aux formes informatisées.

    J'évite l'amour que je recherchais,
    espère ne jamais te rencontrer,
    toi qui ne sera jamais,
    la énième merveille d'un monde,
    interdisant l'imparfait.

    Alors,
    je me mets a mater
    des calendriers, amour d'un mois à moi,
    qui m'invite chaque soir,
    à partager des désirs,
    où rien n'est dérisoire.

    Manipulé, intoxiqué
    par des crétins dollarisés.
    Femmes  estampillées,*
    Impossibles à toucher*

    Alors j'ai tout jeté,
    Mes calendriers, mes revues à chier,
    espère de rencontrer,
    Femme de l'imparfait,
    qui saura m'aimer.

    JanSheng 

    *Merci Sel pour les modifications...

    PS: ce texte n'est pas autobiographique...
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