• L'étrange Noël de Mr Duchossoy (troisième partie)

     

    Le corps à corps sensuel de deux âmes perdues émerveilla les dieux. Tant et si bien, qu'elles furent condamner à renouveler ce petit jeu d'âmes... sur l'échiquier en noir et blanc de l'espace temps, en plein coeur de la zone négative...

     

    Tant que tu me tends tes bras, tant que... le temps tend à disparaître 3/6

    - Mr Duchossoy, je crois qu'il est  temps que je m'en aille. Mon corps s'est presque entièrement reconstitué...
    - Depuis combien de temps suis je ici ?
    - Le temps n'a plus aucune importance...
    - Mais... depuis que nous discutons ensemble, et alors que vous vous êtes entière, enfin façon de parler, moi j'en suis toujours au même stade, c'est à dire presque rien.
    - En effet, c'est bizarre ! mais ne vous inquiétez pas, ce n'est peut être juste qu'un petit retard.
    Bien... pour moi c'est l'heure, voici le guide.

    Un homme de grande taille, au crane nu, fit son apparition
    Jacques essaya de l'interpeller mais de sa main, il lui fit signe de ne rien dire et la mort dans l'âme, il se résigna...

    - A très bientôt Jack ! Ce serait un immense plaisir de vous revoir !
    Même si notre première approche fut assez froide, au sens propre comme au figuré, je suis impatiente de pouvoir rediscuter avec vous.

    Le corps bleuté de Mireille devint rosé et Jacques sourit, ce qui pouvait être assimilé à un miracle...
    Un miracle certes, mais cela n'avait pas suffit, car plus de trois personnes arrivèrent après lui et toutes partirent avant lui. Il était toujours un être sans forme....


    *******


    - Monsieur, c'est votre tour !

    Un personnage
    à la voix sinistre, drapait d'une immense cape noire, apparut.
     
    - Une femme ? mais ce n'est pas vous que j'attendais.
    - Une objection monsieur ?
    - Je crois que c'est très clair, je ne peux ni ne veux vous suivre. Je dois rejoindre Mireille...
    - Monsieur Duchossoy, vous n'aviez pas un rendez-vous ce soir ?
    - En effet, je devais me rendre au au théâtre... le triste théâtre de la vie.
    - Et vous étiez assez heureux de vous y rendre ?
    - Bien sûr, j'en étais même fier, je devais...
    - Pourquoi mentez-vous ! Vous n'alliez chercher qu'une certaine notoriété....
    - Mais, ce n'est pas...
    - S'il vous plaît ! ne m'interrompez pas !
    Vous avez oublié l'amour en chemin, la compassion, et vous n'existez que par le malheur des autres.
    - Et moi, cria t-il
    , qui se soucie de mon malheur ?
    Vous étiez où quand mon père.... à ce moment la gorge de Jacques se noua et il ne put dire un mot de plus, il redevenait le petit enfant.
    - Et alors ! rien ne vous obligez de tout reproduire en pire.
    - Madame ! je vous interdis de me parler sur ce ton !
    - Et moi je vous conseille de me suivre...
    - Très bien, mais je crois que vous allez le regretter !
    - Des menaces ?
    Si vous saviez à quel point vous êtes odieux à nos yeux. Vous pouvez me remercier car personne ne voulait de vous, vous étiez condamné à errer.... pour l'éternité.




    Extrait du journal intime de Jacques Duchossoy, retrouvé dans un tiroir de son bureau:

    "papa m'a encore puni ce soir. il est très en colère car il a dit que j'avai des mauvaises nautes, et que pascal, il était plus intelligent que moi, et que c'est moi qui auré du mourir, pas lui.
    je fais tout se que je peus, mais tout le monde dit que je suis un ane. Il a encore bu et il a tappé maman.
    moi, il m'a pas tappé mais il a kassé tous les jouets et qu'il a dit qui c'était le père noël, que c'était le monsieur qui demande de l'argent devant le magasin.
    papa il crie encor et maman elle pleure très fort...."

    « Ce soir là, Jacques reçu sa première raclée. Des tas d'autres allaient suivre.

    Pascal mourut le jour sa naissance. Les parents qui partirent dans la précipitation pour donner naissance au futur petit frère, le laissèrent dans les mains d'une jeune voisine dont la première préoccupation consistait à bécoter son petit ami. Pascal laissé sans surveillance commis une imprudence qui lui serait fatale.
    Depuis ce drame, le père, sous le poids de la culpabilité
    , devint alcoolique. Puis il s'en prit à son fils lui faisant subir des humiliations en tout genre. La mère essaya bien de prendre la défense du petit, mais cela lui valu a son tour les pires malheurs...
    Les blessures physiques finirent par se cicatriser, mais celles du coeur restaient ouvertes... à jamais »

    à suivre...


     Antoine le 7 décembre 2009

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