• Les deux mondes: la main des dieux (troisième acte)

     

    Pour les riches Administrateurs des royaumes, la crise n'était plus qu'un lointain souvenir. Ils délaissèrent les eaux calmes pour emprunter de nouveau les chemins tortueux de la spéculation.

    Les Employeurs, plus que jamais, savaient employer les bons mots pour diviser les rares travailleurs.
    La détresse et la lassitude gagnèrent ces derniers, et c'est ainsi que des amis de longue date, la peur aux ventre, se disputaient le maigre salaire qu'ils espéraient encore percevoir.
    Pendant ce temps, les S'cats  sombrèrent dans l' oublie.

     
    «Je me crois en enfer, donc j'y suis.» (Arthur Rimbaud)

    Pour gagner toujours plus de pièces d'or, le travail fut envoyé dans des contrés lointaines, et c'est ainsi qu'ils exploitèrent pour quelques miettes, hommes, femmes mais aussi les enfants.
    Les brigands de ces pays lointains pillèrent une partie des fruits du travail de ces pauvres malheureux pour en faire commerce.
    Lorsque les Employeurs se rendirent compte que des milliers de pièces d'or se volatilisaient chaque jour, il était déjà trop tard.

    Dans l'ancien monde, le système comportait également des failles que certains brigands exploitèrent sans aucun scrupule, car peu leur importait que les pauvres gens en seraient les premières victimes.
    Les villageois abandonnés de tous acceptèrent leur sort, mais...

    "Les hommes sont comme les lions, comme toutes les bêtes, comme tous les êtres vivants. La faim les rend féroces. Et qu'est-ce que la pauvreté, sinon une faim généralisée ? (Michel Tournier).

    Le jour, les riches Administrateurs tenaient un discours toujours aussi alarmiste, et si ils admettaient que la situation évoluait positivement, pour autant ils ne criaient pas victoire. Le peuple ignorait que les années suivantes seraient les plus noires...
    La nuit, ils organisaient des banquets gargantuesques où la boisson coulait à flot. Pour servir les meilleurs plats, on achetait de la nourriture qui valait son pesant d'or.
    Les Bâtisseurs furent appelés à la rescousse afin de construire de nouveaux châteaux encore plus gigantesque que les précédents.

    Tenus à l'écart, les villageois commençaient à s'exaspérer. Ils avaient docilement accepter les sacrifices durant les dures années et aujourd'hui ils souhaitait réclamer leur part....
    Lorsque la colère commença à gronder, le Saint patron et les Employeurs décidèrent d'abattre leur carte maîtresse en la personne de leurs plus fidèles serviteurs: les S'cats.

                                                    
    A suivre...

    Antoine le 21 novembre 2009

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