• Les Raisons de la colère : Un a venir... qui perd son temps.

     

    Les enfants de l'atome

    Livre I Chapitre 4

    Cycle : les arrache-coeurs (contes et nouvelles du 21 ème siècle)


    " À leur arrivée, ils s'aperçoivent qu'ils ne gagneront jamais beaucoup d'argent car il y a trop de travailleurs et les propriétaires importants de la région ne les respectent pas tandis que les plus petits font faillite. Ils profitent du grand nombre d'émigrants pour baisser les salaires et les familles émigrantes vivent dans des camps de fortune provisoires appelés Hooverville. " John Steinbeck - Les Raisins de la colère (en anglais : The Grapes of Wrath), roman publié en 1939.


    N'est pas John Steinbeck qui veut et ce n'est pas la peine de se raconter des histoires, quoi qu'ils disent, les enfants de l’atome ne recevront jamais le prix Pulitzer.

    Voila maintenant 7 ans que la crise économique, financière, spirituelle, sociale sévit en France et ailleurs. Sept longues années de réflexion qui n'aboutissent en finalité qu'à la naissance d'un  souriceau. Si les petits ruisseaux font les grandes rivières, on assiste plutôt à des débats fleuves incapables d'irriguer le cerveau de nos têtes pensantes, clones de la statue de Rodin tant ils prônent l’immobilisme.

    Et le désert avance...

    Pour autant la situation est-elle désespérée ? Évidement non. Alors pourquoi les enfants de l’atome sont-ils exaspérés . Quelles sont donc les raisons de leur colère ?

    Alors qu'ils cherchent du travail, on leur propose que des petits boulots mal payés et encore, quand on leur propose quelque chose. Pendant qu'ils trainent sans espoir d'apercevoir le bout d'un tunnel délabré, ils assistent à la longue agonie des espoirs de leurs géniteurs, qui pour certains, s'impatientent. Ils souhaiteraient tant profiter d'une retraite bien méritée. Mais les nantis, n'ayant rien d'autres à faire que de polluer le net de commentaires qui feraient croire que les citoyens ne sont que des râleurs (mal bien français), fainéants et privilégiés, ont tout intérêt que les choses ne bougent pas. Voir même qu'elles s’aggravent.

    Alors, demain, lorsque le travail ne sera plus qu'un souvenir. Demain, lorsque des camps de fortune accueilleront les survivants de la grande guerre économique qui aura tout dévastée sur son passage. Demain, lorsque l'on prendra conscience que des solutions de bons sens auraient pu être mises en place. Oui, demain... il sera déjà trop tard.

    Les enfants de l'atome n'osent imaginer... n'osent imaginer que les pages d'une nouvelle ère, gouvernée par des esprits tordus s’écrivent sous leurs yeux. Ils n'osent l'imaginer et pourtant, dans une meute, les loups affamés finissent par se dévorer entre eux.

    Reprenant une phrase du livre de John Steinbeck, l'un d'eux s’écria : "Les travailleurs étant exploités, des individus essayent de les faire adhérer à des syndicat." Et tous éclatèrent de rire. Heureusement, si ils avaient perdu la foi du syndicalisme, ils leurs restaient l'humour.

     

    Antoine le 5 janvier 2016

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