• On achève bien les chevaux mais pas toujours les textes...


     

    Il marchait le long de cette rue sans que personne ne le remarque.
    Dans ses vieux vêtements qui respiraient les dures années passées, il restait malgré tout un brin d'espoir, d'humanité que vous alliez anéantir dans les secondes qui suivraient...
    Le regard errant, il ressemblait de plus en plus à ces chiens sans laisse qu'on abandonne lâchement, sans espoir de retour...
    Les cages de l'enfer organisaient leur journée portes ouvertes....

    Dans les trés rares moments où il osait encore se regarder dans un miroir, le visage d'un inconnu lui faisait face.
    Il ressemblait de plus en plus à ces clowns tristes qui pleurent bien plus qu'ils ne feront jamais rire...
    La laideur ravageait ses traits, accentuait la peur et  les gens s'éloignaient sur son passage.
    Dans des moments d'errance ou de démence des images s'entrechoquaient.
    Des flash d'une vie qui lui avait appartenu, d'un appartement superbement décoré, d'une femme qui l'avait aimé...

    Il marchait le long de cette rue et personne ne souhaitait  le regarder, si ce n'est cet enfant qui lui souriait.
    Ce n'était qu'un sourire, mais cela devenait si rare qu'il en était précieux...
    Alors quand il lui tendit la main, et que dans un geste protecteur sa mère apeurée le serra fort contre sa poitrine, il comprit qu'il n'était plus.
    Pourquoi diable, le nom de  Jacques Vauthier lui revenait à l'esprit, 
    Il se revit allongé dans un lit tenant un livre* dans la main, lisant les mésaventures de cet homme que l'on accusait d'un crime. Un meurtrier tout désigné puisqu'il était aveugle, sourd et muet de naissance.
    «L’imaginaire de la laideur est associé au mal...»

    Il marchait le long d'une rue sans nom, dans une ville fantôme, sans qu'il ne remarqua le moindre signe de vie
    Abandonnés de tous, les individus croyaient vivre. Pour cela ils devaient dépenser, acheter l'inutile...
    Ils se devaient d'être à la mode, porter des marques pour qu'on les remarque, voler des sentiments, de l'amour et et faire semblant de croire au bonheur...
    Ils étaient prêts à tout, mais ils ne pouvaient en aucun cas vendre leur âme puisqu'elle ne leur appartenait déjà plus...
    On dictait leurs besoins, et à la queue leu leu ils patientaient, attendaient leur tour, le moment de payer le prix fort...

    "L'homme n'a aucunement besoin d'aimer, de se reposer, de promenade en forêt...
    Non, il doit travailler, dépenser, afin d'être heureux..."

    Il regarda la bouteille de vin.Un long sourire se dessinait sur ses lèvres...
    Plus jamais il ne boirait, l'ivresse il la connaîtrait ailleurs...

    JanSheng

    Texte inachevé...
    version modifiée d'un texte paru le dimanche 19 juillet 2009 sur : Le monde étrange de Jim Carlson

    *La brute de Guy Des Cars

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