• Plaisir d'offrir: un cadeau hors du commun... des mortels.

     

    J'avais pris l'habitude de traîner dans ce bar minable avec mon pote Bébert, depuis que j'avais remarqué la présence d'une superbe brune aux formes gracieusement attirantes.

    D'un naturel timide, je me tenais à distance. Je fus donc grandement surpris lorsqu'un soir, elle m'accosta....

    Je ne pouvais compter sur Bernard (le salaud), d'autres obligations l'obligèrent, sans le savoir, à me laisser  dans une inconfortable posture... Quoique, j'aurais peut être tout à loisir de tester les originales positions vu sur ce bouquin traitant du kamasutra...


    Nous parlâmes donc, de la pluie et du beau temps, de mes joues rougissantes (la garce) et sans m'y attendre, elle me proposa de finir la soirée à deux.

     

    - Vous êtes seul ce soir ?

    J'allais lui répondre que ma femme passait les fêtes de Noël bien loin de moi et que ces derniers temps, elle m'évitait tout bonnement. Sa mère n'était peut être qu'une vulgaire excuse pour rejoindre son... au fait m'avait elle dit amant ou maman ?

    Je me ravisai et lui répondis tout simplement:

    - oui.
    - et votre ami ?

    - mon amie ?
    Mais comment pouvait elle savoir, je ne portais même pas mon alliance. Évidemment, j'avais la tête du pauvre type casé. Tant pis, il fallait vite trouver une réponse... ensuite, on verra bien...

    - c'est fini, on m'a abandonné.
    « bravo, en plus je vais passer pour un looser»
    - quelle tristesse ! une veille de Noël ! L'amour est ingrat...
    - je bois pour l'oublier. «seuls ces mots stupides m'échappèrent »
    - ne vous inquiétez plus, on va bien s'amuser. J'espère que ma présence, féminine, ne vous dérange pas ?
    - quelle question ! Bien sûr que non, au contraire je vous attendais... dans mes rêves...
    - vous avez aussi un penchant pour les belles femmes à ce que je vois! Nous allons passer un  coquin de Noël que vous ne serez pas prêt d'oublier.

    Je la trouvais un peu prétentieuse mais c'est vrai qu'elle était magnifique. J'étais impatient de découvrir sa fontaine de jouvence...
    Me voila dans sa voiture en partance pour son appartement. Tout allait vite, très vite, un peu trop vite. J'allais finir par me réveiller...
    Enfin dans son appart.

    - mettez vous à votre aise, je file me changer.

    La voila de retour, dans un superbe déshabillé rouge qui excitait tous mes sens.
    Nous parlions de choses sans intérêts, mais qui paraissaient tellement belles quand elles sortaient de sa bouche sensuelle. Soudain... la porte s'ouvrit. Un homme apparut...

    - Bonsoir ma chérie, dit il, tout en lui tendant un sac aux couleurs d'un grand magasin de luxe.
    Voilà ton cadeau de Noël. Je ne pouvais attendre une minute de plus pour... mais... tu n'es pas seule !

    Les présentations furent vite expédiées. J'étais en compagnie du petit ami de ma charmante inconnue.
    Au lieu de m'envoyer son poing sur ma gueule, il allait nous quitter prétextant un rendez vous.

    - chéri ! pour ton cadeau, tu attendras ce soir, lui dit elle en souriant.
    - je patienterais.... je suis certain qu'il me plaira.

     


    Gêné, je ne pensais qu'à foutre le camp, ce qui n'était pas le cas de... mais comment s'appelait elle ?

    Surexcitée par cette situation, elle devint bien plus qu'entreprenante.
    Tiraillé entre la peur de son retour et mon second cerveau surnommé tête de noeud, je succombais à son sex-appeal.
    Il fallait faire vite avant qu'il ne revienne. Avec une idée pareille, j'allais tout foutre en l'air précocement.

     

    - calmez vous, il ne reviendra pas de sitôt, je vous l'assure...


    Nous étions enfin suffisamment chaud, prêts à passer à l'action.
    Allongé sur le lit, je remerciais Dieu de m'avoir donné la chance de cette fabuleuse rencontre. Bien que, de le faire au moment de commettre le pêché d'adultère était mal venu.
    La soirée fut bien arrosée et je n'avais pas vraiment fait attention à ce qu'elle me disait, puisque je n'étais obsédé que par une idée...
    Mais voilà, tout devint clair lorsque l'homme revint. Elle pensait que j'étais "joyeux" ou du moins... bi.
    Pas le temps de m'habiller,
    je pris mes jambes à mon cou. Il était hors de question que le dindon que j'étais se fasse farcir...
     
    - Vous pensez que l'on va croire à votre histoire?
    - mais je vous dis la vérité ! Comment fais-je pouvoir l'expliquer à ma femme?
    Aidez moi! Monsieur le commissaire, vous devez avoir l'habitude de ce genre de situation.
    - vous plaisantez ! C'est bien la première fois que je trouve un cadeau de la sorte, sans son emballage... vous auriez pu au moins vous couvrir, il fait si froid...

    Retenez la leçon : "Lorsque la chance nous sourit, nous rencontrons des amis ; et lorsqu'elle est contre nous, une jolie femme" (proverbe chinois).

    JS

     

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